Questions aux candidates et candidats et leurs réponses sur les conditions de vie des femmes.

Mesdames, Messieurs,

Le Comité de coordination de l’Assemblée des groupes de femmes d’interventions régionales (AGIR) a remarqué que depuis le début de la campagne électorale vous avez abordé, discuté et débattu de beaucoup de sujets cependant, les enjeux femmes ont été quasi absents ou bien abordés superficiellement lors de ces échanges.

Nous aimerions vous questionner au nom de nos membres qui sont des Maisons d’hébergement, des Centres de femmes, des organismes de planification et humanisation des naissances, des groupes de soutien, des organismes en emploi et développement économique, des comités femmes des syndicats, et des centre d’études qui rencontrent quotidiennement et ce depuis de longues années toute sorte de problématique sociale.

Ce sont donc les questions de ces organismes qui sont souvent très peu consultés ou écoutés qui rencontrent la détresse humaine, la violence, la pauvreté, les agressions, la prostitution et l’isolement qui sont bien des problèmes de société et non des cas isolés, que nous vous soumettons :Lettre aux candidatEs

Réponses dans l’ordre de leur arrivé :

Parti Québécois :Réponses-AGIR – Marysa Nadeau

Québec Solidaire : https://drive.google.com/openid=1Jqp5QjwRjrQjSZRS1gcJgzwEpIdYCPgoviOlXEAeOfk

Parti Libéral : La députée de Hull a rencontré le 24 septembre  certains membres du Comité de coordination et la coordonnatrice. S’est engagée à répondre questionnaire après les élections qu’elle soit élue ou pas.

Parti de la CAQ : Pas de réponse.

Familles à la course, une loi-cadre en conciliation famille-travail-études à la rescousse!

 

Concilier_Facebook_1 (002)Cette lettre ouverte est proposée par la Coalition pour la conciliation famille-travail-études, composée des principales organisations syndicales québécoises et d’organisations féministes, communautaires et populaires.

Depuis une trentaine d’années, et plus particulièrement au cours de la dernière décennie, la réalité des familles québécoises a fortement évolué. Quotidiennement, elles ont le défi de concilier la famille, le travail et les études. Trop souvent, cette charge de conciliation repose uniquement sur les épaules des parents et, plus particulièrement, sur celles des femmes. Dans un récent sondage réalisé auprès de 3 006 parents québécois, 50 % d’entre eux mentionnaient se débrouiller par eux-mêmes plutôt que de se prévaloir des mesures offertes par leur employeur (sondage Léger réalisé pour le Réseau Québec Famille – févr. 2018). Un tel choix témoigne que la pression sociale encourage les parents à considérer la conciliation famille-travail-études comme étant une responsabilité strictement individuelle plutôt que collective. Nous croyons ainsi qu’une loi-cadre, qui aborderait tout autant le champ du travail et des études et qui s’appliquerait aux secteurs privé, public, parapublic et péripublic, permettrait d’atteindre cet objectif de conciliation et ce, sans appauvrir les familles.

Le monde du travail est en pleine mutation et nécessite chaque jour davantage de flexibilité, de disponibilité et de mobilité imposant ainsi une pression accrue sur les familles qui doivent user de créativité afin d’assurer une planification optimale de leur précieux temps. Dans une société où la majorité des adultes travaillent, et dans le contexte actuel de désengagement de l’État, notamment avec la fin de la tarification unique des services éducatifs à la petite enfance, on demande de plus en plus aux familles de contribuer à la prise en charge de responsabilités collectives. Alors que de nombreuses familles doivent par exemple prodiguer des soins à un proche parent, il n’est pas étonnant qu’elles soient à la course.

Cette conciliation n’est pas que l’affaire des familles ou des femmes ni une question individuelle à régler dans le privé. Celle-ci doit être abordée comme la recherche d’un équilibre entre les responsabilités, contraintes et besoins, non seulement professionnels et familiaux, mais aussi sociaux et personnels. C’est un enjeu de société majeur qui demande que l’on s’y intéresse collectivement. Les employeurs ont, eux aussi, un rôle important à jouer dans l’établissement d’un climat propice à la conciliation des différentes sphères de la vie. D’ailleurs, ils auraient tout intérêt, dans la conjoncture actuelle de plein emploi, à prendre ce virage.

Afin de venir en soutien aux familles, les partis politiques doivent s’engager à mettre en place une loi-cadre contenant de réelles mesures de conciliation famille-travail-études. Avec une telle loi, le gouvernement enverrait un message clair à l’effet que les familles sont au centre de notre économie et que c’est avec elles que nous bâtissons le Québec d’aujourd’hui et de demain!

La liste des membres de la CCFTÉ

● Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)

● Association des parents-étudiants de l’Université Laval (APÉTUL)

● Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFEAS)

● Au bas de l’échelle

● Centrale des syndicats démocratiques (CSD)

● Centrale des syndicats du Québec (CSQ)

● Comité de soutien aux parents étudiants de l’UQAM (CSPE-UQAM)

● Confédération des syndicats nationaux (CSN)

● Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT)

● Fédération autonome de l’enseignement (FAE)

● Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec

(FAFMRQ)

● Fédération des femmes du Québec (FFQ)

● Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)

● Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ)

● Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ)

● Fédération québécoise des organismes communautaires Famille (FQOCF)

● Regroupement des aidantes et aidants naturels de Montréal (RAANM)

● Regroupement des aidants naturels du Québec (RANQ)

● Regroupement Naissance-Renaissance (RNR)

● Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec

● Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ)

● Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)

Site internet : https://ccfte.wordpress.com/

Contact : Annik Patriarca, Au bas de l’échelle, 514-270-7863 et cell 438-886-8668

 

Consulter le calendrier pour les activités à venir.

La FQM soutient le projet DÉFI PARITÉ

AGIR participe à ce projet pour l’Outaouais. Trois autres régions sont partenaires : le Centre de femmes du Haut-Richelieu (Montérégie), Promotion des Estriennes pour initier une nouvelle équité sociale (Estrie), et le Réseau femmes et politique municipale de la Capitale-Nationale (Capitale-Nationale). Ce projet est coordonné par le Groupe Femmes, Politique et Démocratie et  Relais-femmes figure  parmi les partenaires chargé  de la formation.  L’objectif de ce projet est d’accompagner les MRC de l’Outaouais et la ville de Gatineau dans l’élaboration de politique d’égalité et de plans d’actions qui s’y rattachent. 2_FQM_Quorum_Juin Version finale_DéfiParité

Activité post-élections municipales.

L’Assemblée des groupes de femmes d’interventions régionales (AGIR) en collaboration avec le bureau régional du Ministère des affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT) vous convie à une activité de réseautage post-élections qui aura lieu le mercredi 20 juin 2018 de 9 h 00 à 12 h 00. L’activité s’adresse aux femmes élues ainsi qu’à celles qui se sont présentées et qui n’ont pas été élues. Consulter l’affiche ci-jointe pour les détails:Aff. PDF

inscription obligatoire.