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Du recul face à la représentation des femmes à l’Assemblée nationale

Les femmes seront moins représentées à l’Assemblée nationale

La Presse – 9 avril 2014

L’élection du gouvernement Couillard lundi a marqué un recul pour la représentation des femmes à l’Assemblée nationale.

Le Parti libéral du Québec, que dirige Philippe Couillard, a fait élire 70 candidats, dont seulement 18 femmes, soit 25 % du total. Une sur quatre. On est donc bien loin de l’objectif de parité des sexes en politique.

Cette performance ne surprend pas quand on se rappelle que le PLQ est celui des trois grands partis qui présentait la plus faible proportion de candidates: 28 %.

Avec seulement 35 femmes parmi ses 125 candidats sur les rangs, le PLQ affichait sa pire performance des cinq derniers scrutins.

Le caucus libéral comptait 18 femmes sur 50 députés en 2012, il en comptera toujours 18, mais sur 70 députés en 2014.

Quand M. Couillard formera son cabinet, il devra donc choisir ses ministres parmi 51 hommes et 18 femmes de son caucus. Paradoxalement, cette importante disproportion devrait normalement avantager ces dames, si le premier ministre maintient son objectif de se rapprocher d’une «zone de parité».

Parmi les recrues féminines libérales, une seule semble assurée d’une place au conseil des ministres: Hélène David, la nouvelle députée d’Outremont.

Psychologue de formation, Mme David est issue du milieu universitaire. Elle était jusqu’à récemment vice-rectrice aux relations internationales, à la Francophonie et aux partenariats institutionnels à l’Université de Montréal. Dans le passé, elle a aussi été sous-ministre adjointe au ministère de l’Éducation.

Mme David est la soeur de la députée solidaire de Gouin, Françoise David. Ce sera la première fois qu’on verra deux soeurs cohabiter en Chambre.

Compte tenu du résultat des élections, tout indique qu’on reverra plusieurs visages féminins connus, dont ceux des anciennes ministres Christine St-Pierre, Kathleen Weil, Lise Thériault, Nicole Ménard, Dominique Vien, Marguerite Blais et Julie Boulet.

Questionné à ce propos durant sa première conférence de presse en tant que premier ministre élu, mardi, M. Couillard s’est fait rassurant: «La question de la représentation féminine est importante pour moi», a-t-il dit, sans prendre aucun engagement.

Le chemin libéral vers la parité paraît long: le PLQ avait fait oeuvre de pionnier en faisant élire une femme – Marie-Claire Kirkland-Casgrain – pour la première fois en 1961. En 2014, 53 ans plus tard, il en a fait élire 18.

Dans l’ensemble, le scrutin du 7 avril aura fait la démonstration que, pour l’essentiel, la politique québécoise demeure un monde d’hommes. Il faut parler de recul, non de progrès.

Avant le déclenchement des élections, les femmes formaient près de 33 % des parlementaires. Elles ne seront plus que 27 %, soit 34 femmes sur 125 élus. En 2012, elles étaient 41.

La place des femmes au parlement demeure marginale, avec un parcours en dents de scie, ayant passé de 30 % en 2003, à 25 % en 2007, pour remonter à 29,6 %, en 2008, avant d’atteindre un sommet de 32,8 % en 2012 pour redescendre à 27 % en 2014.

Dans les rangs de l’opposition, le portrait ne sera guère plus rose. Le caucus du Parti québécois comptera huit femmes sur 30 députés (26 %) et celui de la Coalition avenir Québec, six sur 22 députés (27 %). Québec solidaire incarne l’exception, avec ses trois députés dont deux de sexe féminin.

La Fédération des femmes du Québec a réagi au portrait global mercredi en demandant aux partis politiques de faire leur examen de conscience. Dans un communiqué, la présidente Alexa Conradi a dénoncé ce qui semble être une «incapacité» chronique des grands partis «à présenter un nombre égal de femmes et d’hommes».

L’itinérance des familles et des femmes est en hausse en Outaouais

Communiqué de presse_Pauvreté et femmes

Gatineau, le 10 avril 2014 – L’Assemblée des groupes de femmes d’interventions régionales (AGIR) est alarmée de constater que de plus en plus de femmes et des familles se trouvent en situation d’itinérance en Outaouais et que les solutions n’arrivent pas.
En effet, selon le Collectif régional de lutte à l’itinérance en Outaouais (CRIO), le nombre de familles et de femmes (avec ou sans enfants) ayant eu recours à des services d’hébergement d’urgence s’est accru de 34 % de 2012 à 2013.

Malgré le nombre croissant de demandes, les ressources d’hébergement d’urgence sont insuffisantes et peu adaptées aux besoins réels de la clientèle. Les organismes communautaires sont également sous financés et débordés. Non seulement il faut augmenter le nombre de ressources, mais il faut également adapter les services aux besoins réels de la pauvreté qui est vécue différemment par les hommes et par les femmes.

« Tantôt visibles, tantôt invisibles, les femmes adoptent de multiples stratégies de survie qui ont pour effet de les camoufler derrière la zone floue entre itinérance, pauvreté, travail du sexe et précarité. » Explique Meghan Lewis, intervenante à l’Antre-Hulloise.
Il est urgent d’investir dans les ressources d’intervention pour traiter efficacement les réalités complexes des femmes itinérantes. Les logements sociaux, communautaires et coopératifs sont la base de la solution.

L’Assemblée des groupes de femmes d’interventions régionales (AGIR) est la table de concertation des femmes et des groupes de femmes de l’Outaouais. Ses actions et ses analyses des différents enjeux visent à défendre les droits des femmes en Outaouais.

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Pour plus de renseignements :
Amélie Mathieu
Agente de communications et de développement
Assemblée des groupes de femmes d’interventions régionales (AGIR)
819 770-0351
communications.agir@bellnet.ca
www.agir-outaouais.ca

Élections générales au Québec Deux grandes oubliées : la démocratie et les femmes

Saint-Jérôme, le 8 avril 2014 – Le Réseau des Tables régionales de groupes de femmes du Québec considère que les résultats de l’élection générale du 7 avril consacrent deux grandes oubliées : la démocratie et les femmes.

Les femmes constituent plus de 50% de la population au Québec, mais au terme de ces élections, elles seront 34 à l’Assemblée nationale ce qui constituent à peine 27%  de l’ensemble des élus. « C’est un recul inadmissible de 5%. Aucun des partis, à part Québec solidaire, n’a atteint la parité de candidatures entre les femmes et les hommes dans ces élections » nous indique Joanne Blais, la présidente  du Réseau des Tables. « De plus,  on constate le même recul au Canada, lui qui comptait six femmes premières ministres en 2013, n’en compte maintenant plus que deux » ajoute-t-elle. « La question de l’égalité pour les femmes n‘était nullement présente de façon transversale dans la plupart des plateformes politiques des partis sauf pour l’instrumentaliser au nom de la laïcité. Plusieurs questions qui préoccupent spécifiquement les femmes telles la lutte à la pauvreté, l’accès à l’éducation, la privatisation des services publics et les hausse de tarifs étaient absentes des débats, de renchérir Blanche Paradis,  coordonnatrice du Réseau des Tables.

Tant que les questions qui préoccupent les femmes seront absentes des débats, tant que les femmes seront peu présentes dans la course, et donc sous-représentées à l’Assemblée nationale, c’est toute la démocratie qui en souffrira.  Tant que les campagnes électorales seront basées sur l’image des « chefs » et non sur le contenu des programmes,  la démocratie sera perdante. Tant que les électeurs et électrices seront invités à voter sur la base de la peur, peur de l’autre, peur d’un référendum, la démocratie sera perdante. Tant qu’on n’instaurera pas au Québec un mode de scrutin proportionnel, pour que chaque vote compte,  la démocratie sera perdante.

Malgré ce déficit démocratique, plusieurs femmes se sont portées candidates.  Le Réseau des Tables tient à féliciter toutes ces femmes qui, malgré des conditions  souvent difficiles, ont mené campagne.  Nous saluons le travail de Pauline Marois, première femme à occuper le poste de première ministre au Québec. Réussir à briser le plafond de verre est un exploit qu’on ne peut s’empêcher de souligner. Nous félicitons celles qui sont élues à l’Assemblée nationale et nous les assurons de notre collaboration à chaque fois qu’elles se lèveront pour combattre les injustices sociales et faire avancer l’égalité pour toutes les femmes.

Le Réseau des Tables régionales de groupe de femmes regroupe les dix-sept Tables régionales de groupes de femmes. En tant qu’organisme féministe de défense collective des droits des femmes,  il porte auprès des instances nationales les réalités régionales et prend position dans une perspective d’égalité entre les sexes et de plus grande justice sociale

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Source :      Blanche Paradis, coordonnatrice  Réseau des Tables régionales de groupe de femmes du Québecinfo@reseautablesfemmes.qc.ca  Téléphone : 450-438-5821